La raie qui piquait

Deux jours après être atteries à La Paz au Mexique, on avait déjà visité le marché noir pour retrouvé mon nouveau Iphone volé et bénéficier du système hospitalier. Tsé le genre de voyage qui commence bien.


Mais comme c’est toujours les pires moments de voyage qui font les meilleures anecdotes, voici celle qui a influencé la création de notre logo ;


Carlos nous emmenait pêcher du poisson au harpon avec trois australiens rencontrés à la guesthouse. Carlos c’est l’ami mexicain cool que tu veux te faire en commençant ton voyage. Y faisait beau, y faisait chaud, on roulait en Jeep avec nos nouveaux amis, excitées comme des enfants.


Ils nous avait laissé sur une petite île le temps d’harponner un peu par ci par là. Après leurs essais infructueux, ils étaient revenus nous chercher et en marchant jusqu’au bateau, j’ai ressentie une intense douleur au pied. Sûrement un petit crabe..? Bref, on continue quand même notre excursion pour aller voir les merveilles de la mer de Cortez.


Sauf que le pied me brûle. Vraiment fort. Pis de plus en plus. J’ai l’impression qu’il brûle de l’intérieur. Orgueilleuse devant les australiens, j’ose pas demander qu’on fasse demi tour. La balade finalement terminée, on se perd avec la Jeep sur le chemin du retour, et c’est à ce moment que je commence à me dire qu’on est vraiment mal : c’est toute ma jambe qui se consume de l’intérieur.


Ça fait déjà au moins 1H30 que la raie m’a piqué.


Une piqûre de raie adulte aurait pu me transpercer carrément le pied, me dit le mexicain en chemise hawaïenne qui me sert de médecin. Après avoir finalement retrouvé le chemin et fait tremper mon pied dans un bon bol d’eau glacé (qui active le venin finalement…sans commentaire.), je me suis retrouvé dans un petit hôpital de La Paz. Le médecin, appelons le Pablo, s’est montré très délicat en enlevant le dard de mon pied à l’aide de ciseaux au bout plus gros que mon petit orteil, histoire de bien agrandir la blessure.


Dans les semaines qui ont suivies mon pied s’est mis à gonfler jusqu’à devenir aussi gros qu’un ballon de football et je n’ai pas pu surfer une seule fois.


Je sais pas trop pourquoi on a choisi de prendre mon pire souvenir de voyage pour en faire notre logo, c’est un peu weird dans le fond. Je pense que ça représentait bien les valeurs de voyage et d’aventure qu’on voulait véhiculer avec notre entreprise. Je pense aussi qu’on aime prendre la vie comme elle vient et qu’on trouvait ça ben drôle après coup que je me sois fait piquer par une raie et voler mon Iphone en juste 2 jours au Mexique.


Baja tu m’auras pas épargné, mais j’t’aime pareil !!